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	<title>ISF CONSEILS</title>
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	<description>Conseils, Finance, Investissements</description>
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	<title>ISF CONSEILS</title>
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		<title>Conseiller en Investissements Financiers</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Yves Miezan-Ezo]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Apr 2025 16:34:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Emploi]]></category>
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					<description><![CDATA[Perspectives du capital-investissement en Afrique Le capital-investissement attire en Afrique des investisseurs de plus en plus diversifiés. Certes, les activités restent concentrées sur quelques marchés, des inquiétudes demeurent sur la solidité des équipes locales et les conditions de sortie restent difficiles. Mais une diversification est à l&#8217;oeuvre, l&#8217;attractivité de la région s&#8217;améliore et les prix [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[		<div data-elementor-type="wp-post" data-elementor-id="1401" class="elementor elementor-1401" data-elementor-post-type="post">
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					<h2 class="elementor-heading-title elementor-size-default">Perspectives du capital-investissement en Afrique</h2>				</div>
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									<p style="font-weight: 500;">Le capital-investissement attire en Afrique des investisseurs de plus en plus diversifiés. Certes, les activités restent concentrées sur quelques marchés, des inquiétudes demeurent sur la solidité des équipes locales et les conditions de sortie restent difficiles. Mais une diversification est à l&rsquo;oeuvre, l&rsquo;attractivité de la région s&rsquo;améliore et les prix sont réellement compétitifs.</p><p>Avec la perte de confiance dans le modèle occidental de rachat d&rsquo;entreprises due à la crise financière, les portefeuilles des investisseurs se tournent davantage vers des opérations de capital-investissement sur les marchés émergents. Les risques accrus associés à l&rsquo;ingénierie financière et la défiance croissante à l&rsquo;égard du risque souverain incitent en effet de nombreux investisseurs à se tourner vers des marchés en forte croissance et peu exploités, comme l&rsquo;Afrique subsaharienne. Le continent compte en 2010 six des 20 économies les plus dynamiques, avec des taux de croissance moyens de 5 % (contre 3 % sur les marchés de l&rsquo;OCDE – FMI, 2011). Après avoir démarré en Afrique du Sud dans les années 1990 avec les cessions opérées par des multinationales et favorisées par les réformes postapartheid, les opérations de capital-investissement s&rsquo;étendent progressivement au reste du continent, qui a vu l&rsquo;arrivée de plus de 50 gestionnaires de fonds sur les 20 dernières années, chargés d&rsquo;investir plusieurs milliards de dollars. Le capital-investissement reste malgré tout modeste dans la région, au regard d&rsquo;autres marchés. Sa croissance s&rsquo;est ralentie dans la phase la plus aiguë de la récente crise financière. Cependant, l&rsquo;apparition ces derniers mois de plusieurs véhicules – de la stratégie de niche sur des marchés frontières à d&rsquo;importants pools de capitaux internationaux gérés par des vétérans du secteur – laisse supposer une forte croissance à moyen terme en Afrique subsaharienne.</p><h4 style="font-weight: 500;"><strong style="font-weight: 500;">Le poids de l&rsquo;Afrique subsaharienne</strong></h4><p>Comme sur les marchés développés, le capital investissement a connu une forte expansion en Afrique subsaharienne juste avant la crise financière. Les levées de fonds ont atteint six milliards de dollars entre 2006 et 2008 contre deux milliards de dollars entre 2000 et 2005 (EMPEA, 2011). Malgré cette forte progression, le secteur demeure modeste. L&rsquo;Afrique subsaharienne a accueilli moins de 4 % des 159 milliards de dollars levés pour l&rsquo;ensemble des marchés émergents entre 2006 et 2008, et moins de 0,5 % des 1 400 milliards de dollars levés dans le monde. Sur cette même période, le volume des investissements sur 47 marchés d&rsquo;Afrique subsaharienne a atteint huit milliards de dollars contre 136 milliards pour l&rsquo;ensemble des marchés émergents (dont 59 milliards pour la Chine, l&rsquo;Inde et le Brésil). En 2010, l&rsquo;Afrique subsaharienne a drainé 6 % du total des capitaux levés pour les marchés émergents : un record absolu – et cette croissance devrait se poursuivre (<em>Figure 1).</em></p><p>Il faut noter toutefois que rapportée au produit intérieur brut (PIB), l&rsquo;activité de capital-investissement en Afrique subsaharienne est comparable à celle des BRIC1. Elle est même supérieure à celle d&rsquo;autres régions comme l&rsquo;Amérique latine et l&rsquo;Europe centrale et orientale. Ainsi, les opérations de capital investissement réalisées entre 2008 et 2010 ont représenté environ 0,17 % du PIB, contre 0,16 % pour la Chine et 0,10 % pour l&rsquo;ensemble de l&rsquo;Amérique latine (EMPEA, 2011).</p><h4 style="font-weight: 500;"><strong style="font-weight: 500;">Tendances des levées de fonds</strong></h4><p>Après avoir fortement baissé en 2009, les levées de fonds ont rebondi en 2010. L&rsquo;attitude plus positive des investisseurs à l&rsquo;égard de l&rsquo;Afrique s&rsquo;est traduite par des engagements significatifs. Les levées de fonds destinées à l&rsquo;Afrique subsaharienne ont augmenté de 50 %, pour atteindre 1,5 milliard de dollars en 2010 grâce à quelques fonds régionaux. Le troisième fonds (clôturé à 613 millions de dollars en juillet 2010) d&rsquo;un des vétérans du secteur, Emerging Capital Partners2, était à l&rsquo;époque le plus grand fonds panafricain de capital-développement. Kingdom Zephyr Africa Management3 a recueilli 492 millions de dollars en février 2010 pour son deuxième fonds Pan African Investment Partners Fund, tandis que l&rsquo;investisseur Aureos Capital a levé 381 millions de dollars en février 2010 pour son dernier fonds ciblé sur l&rsquo;Afrique. La région attire désormais un groupe d&rsquo;investisseurs de plus en plus diversifié ; l&rsquo;importance des fonds levés pourrait même éclipser les niveaux atteints avant la crise. Sur les 900 millions de dollars levés en juin 2011 par les investisseurs panafricains Helios Investment Partners (le plus grand fonds panafricain de capital-investissement) 70 % ont été apportés par des investisseurs extérieurs aux institutions financières de développement (les soutiens traditionnels du capital-investissement en Afrique). Au printemps 2011, The Carlyle Group, société de capital-investissement d&rsquo;envergure mondiale, a annoncé l&rsquo;ouverture d&rsquo;un fonds dédié à l&rsquo;Afrique subsaharienne, avec un objectif d&rsquo;engagements d&rsquo;au moins 500 millions de dollars. Les sociétés de capital-investissement sud-africaines Ethos et Brait, à la tête de deux des fonds les plus importants en Afrique, devraient parvenir à lever des montants considérables dans les 12 à 18 prochains mois. De plus, plusieurs fonds plus ciblés et de taille plus modeste sont sur le marché et cherchent des investisseurs.</p><h4 style="font-weight: 500;"><strong style="font-weight: 500;">Tendances des investissements</strong></h4><p>Avec 48 opérations, l&rsquo;activité a été en 2010 presque équivalente en volume à celle de 2008, même si elle a reculé de 54 % en valeur sous l&rsquo;effet d&rsquo;une chute des valorisations s&rsquo;expliquant à la fois par un rapprochement entre les attentes des acquéreurs et celles des vendeurs et par la raréfaction du financement bancaire qui avait permis jusqu&rsquo;alors des opérations de plus grande ampleur. L&rsquo;opération la plus importante réalisée et rendue publique en Afrique subsaharienne en 2010 s&rsquo;élève à 151 millions de dollars, contre 175 millions en 2008. L&rsquo;activité reste concentrée sur une poignée de marchés. Si l&rsquo;Afrique du Sud, le Kenya et le Nigeria accueillent 27 des 48 opérations réalisées en 2010, une diversification géographique est à l&rsquo;oeuvre : alors que 56 % des opérations avaient été réalisées en Afrique du Sud en 2008, elles ne sont plus que 21 % en 2010 (EMPEA, 2011). Au cours des dix-huit derniers mois, les investisseurs en capital ont soutenu des sociétés au Bénin, au Congo, au Ghana, au Liberia, à Madagascar et en Tanzanie. Particulièrement bien adapté au contexte africain, le modèle du capital-investissement séduit une catégorie d&rsquo;investisseurs de plus en plus internationale et diversifiée. Le capital-investissement offre une solution à des institutions qui auraient pu investir directement dans des entreprises mais en sont dissuadés par l&rsquo;opacité des marchés. La plupart des marchés d&rsquo;actions africains se concentrent sur quelques entreprises et quelques secteurs, en particulier financier et minier, avec une représentation très modeste des entreprises de taille moyenne. Or, celles-ci constituent un moteur de croissance fondamental pour la région, au coeur de la stratégie de la plupart des fonds de capital-investissement. Le secteur bancaire et celui de l&rsquo;industrie extractive tiennent une place prééminente dans l&rsquo;espace du capital-investissement. En 2010, toutefois, plus de la moitié des opérations ont été réalisées dans des secteurs comme les produits alimentaires et les boissons (par exemple Dewcrisp et Foodcorp en Afrique du Sud), la santé (clinique Snapper Hill au Liberia et hôpital pour femmes à Nairobi) et les médias et télécommunications (Wananchi Group au Kenya) – EMPEA, 2011. La maturation des actifs s&rsquo;accompagne d&rsquo;une spécialisation des stratégies des fonds et de l&rsquo;apparition de stratégies de niche telles que l&rsquo;agroalimentaire (Phatisa, Chayton Capital, Silk Invest Food Fund), les technologies propres et les énergies renouvelables (Inspired Evolution One Fund), la santé (Aureos Capital Health Fund) et les financements mezzanine (Vantage).</p><h4 style="font-weight: 500;"><strong style="font-weight: 500;">Perspectives et défis pour les investisseurs</strong>    </h4><p>Les recherches d&rsquo;EMPEA sur l&rsquo;intérêt des <em>limited partners5</em> montrent que l&rsquo;image de la région s&rsquo;améliore : 67 % des <em>limited partners</em> interrogés jugent l&rsquo;Afrique attractive en 2011 et 39 % prévoient d&rsquo;investir ou de poursuivre les investissements dans des fonds subsahariens (<em>Figure 2</em>)</p><p>– Coller Capital et EMPEA, 2011.       Toutefois des préoccupations demeurent quant à la profondeur du pool de gérants de fonds, mais aussi en ce qui concerne le risque politique. Les investisseurs sans exposition à la région ont indiqué dans les deux enquêtes Coller Capital et EMPEA de 2010 et de 2011 que le manque de gérants de fonds expérimentés était un frein à leurs investissements en Afrique (<em>Tableau 1</em>).</p><p>Pourtant, au cours des dix dernières années, le nombre de gérants de fonds actifs en Afrique a été multiplié par cinq. Selon les gérants de fonds, le déficit de capital humain – les professionnels capables de développer, sélectionner, structurer et exécuter les opérations – pèse sur leur capacité à saisir les opportunités qui se présentent. Le vivier de cadres qualifiés travaillant dans les sociétés en portefeuille reste modeste, en particulier en ce qui concerne les directeurs financiers. De plus, l&rsquo;absence d&rsquo;un solide réseau d&rsquo;intermédiaires – conseillers, banquiers, courtiers et analystes – génère un important travail de recherche et d&rsquo;évaluation. L&rsquo;identification des entreprises susceptibles d&rsquo;accueillir un investisseur en capital étant conduite en interne, le talent des gérants est d&rsquo;autant plus important. Ceci étant, la crise financière pourrait inciter de nombreux professionnels africains formés en Occident à rentrer dans leur pays pour combler ce déficit. Les conditions de sortie du capital sont un autre obstacle à l&rsquo;investissement. Hormis quelques introductions en bourse (essentiellement en Afrique du Sud), la majorité des sorties en 2009 et 2010 ont été réalisées par le biais d&rsquo;une cession à une autre société industrielle. En 2011, les sorties restent peu nombreuses, quoique des signes d&#8217;embellie apparaissent. Parmi les exemples récents : l&rsquo;introduction à la bourse de Johannesburg en juillet 2011 de Holdsport (distributeur d&rsquo;articles de sport financé par Ethos) et la cession de la participation d&rsquo;Aureos Capital dans le fabricant nigérian de biscuits Deli Foods au sud-africain Tiger Brands. Les transactions secondaires restent rares en raison du faible nombre d&rsquo;actifs suffisamment matures pour des cessions entre investisseurs. Les gérants de fonds africains espèrent que l&rsquo;écosystème se développe et se diversifie ; allié à une augmentation du nombre d&rsquo;entreprises financées par des investisseurs en capital, cela permettrait davantage d&rsquo;options de sortie – transactions secondaires comprises.</p><h4 style="font-weight: 500;"><strong style="font-weight: 500;">Anticipations des prix et des performances</strong></h4><p>Qu&rsquo;elle résulte d&rsquo;une pénurie de talents ou de conditions de sortie difficiles, la taille modeste du marché africain du capital-investissement a un effet positif sur la compétitivité des prix. Les actifs en Afrique subsaharienne – avec des multiples d&rsquo;entrée de l&rsquo;ordre de 8-9 contre des multiples à deux chiffres en Chine ou au Brésil – sont considérés comme d&rsquo;excellentes opportunités par de nombreux investisseurs. Une hausse des prix est à prévoir, mais la plupart des gérants de fonds pensent que les bonnes affaires sont encore légion. Selon l&rsquo;enquête Coller Capital et EMPEA de 2011, les investisseurs exposés à des actifs en Afrique subsaharienne anticipent des rendements plus élevés que ceux qui n&rsquo;y sont pas présents. Cela laisse à penser qu&rsquo;ils ont donc confiance dans les capacités de gérants expérimentés à anticiper et gérer les risques sur ces marchés. Bien qu&rsquo;on ne dispose pas de données pour l&rsquo;ensemble de l&rsquo;Afrique subsaharienne, une étude réalisée en 2011 par RisCura et la South African Venture Capital Association (association sud-africaine du capital-risque) montre que le capital-investissement sud-africain a surperformé les fonds de capital-investissement britanniques et américains à horizon de trois, dix et cinq ans. Les taux de rentabilité interne nets sont en effet de plus de 20 % sur dix ans, contre environ 13 % au Royaume-Uni et 8 % aux États-Unis (RisCura et SAVCA, 2011). Deux des investisseurs les plus actifs de la région – l&rsquo;International Finance Corporation (IFC) et l&rsquo;institution financière de développement britannique CDC – indiquent que les fonds africains ont surperformé les indices de référence des marchés émergents, comme l&rsquo;indice MSCI Emerging Markets6 (CDC) ou l&rsquo;ensemble de leur portefeuille de capital-investissement sur les marchés émergents (IFC). Le capital-investissement en Afrique subsaharienne n&rsquo;est pas une nouveauté, mais il est certain qu&rsquo;il est insuffisamment développé. En fait, l&rsquo;émergence de marchés africains pourrait être une véritable opportunité pour les investisseurs : de nombreuses économies africaines sont peu exposées au risque de volatilité induit par la dette sur les marchés développés. Une part importante de la croissance prévisionnelle viendra de facteurs domestiques, comme la consommation et l&rsquo;investissement en énergie. Le capital-investissement en Afrique offre un formidable atout aux entreprises en quête de capital, à des prix plus raisonnables que sur d&rsquo;autres marchés émergents. Les données manquent à ce jour pour confirmer définitivement les prévisions de performance, mais l&rsquo;optimisme qui prévaut quant à l&rsquo;évolution du capital-investissement sur le continent africain n&rsquo;est pas déplacé.</p><p> </p><p><em>1 L&rsquo;acronyme BRIC désigne le Brésil, la Russie, l&rsquo;Inde et la Chine, nouvelles puissances économiques dont le niveau de développement est équivalent.<br />2 Emerging Capital Partners (ECP) est une société internationale de capitalinvestissement spécialiste du continent africain. C&rsquo;est le premier groupe de capital–investissement à lever plus de 1,8 milliard de dollars exclusivement destinés à des entreprises africaines.<br />3 Kingdom Zephyr Africa Management (KZAM) est une joint venture entre Zephyr Management (un gérant d&rsquo;actifs basé à New York) et Kingdom Holding Company, une société d&rsquo;investissement dirigée par le Prince saoudien Alwaleed bin Talal Bin Abdulaziz Al Saud. Zephyr et Kingdom Holding sont présents depuis plus de 15 ans dans le secteur africain du capital-investissement.<br />4 Voir <a href="https://www.proparco.fr/archive/2011/11/08/les-effets-des-fonds-sur-le-climat-des-affaires.html">l&rsquo;article de Kiriga Kunyiha et Davinder Sikand</a>, dans ce numéro de Secteur Privé &amp; Développement.<br />5 Le Limited Partnership (LP) est une structure d&rsquo;investissement, fiscalement transparente, principalement utilisée par les gestionnaires anglais, américains et nordiques. Le limited partner a une responsabilité limité, au montant de son apport, et n&rsquo;est pas impliqué dans la gestion de la structure.<br />6 Créé par Morgan Stanley Capital International (MSCI), le MSCI Emerging Markets est un indice de capitalisation boursière ajustée du flottant, conçu pour mesurer les performances des marchés actions des pays émergents du monde. Au 30 mai 2011, il se compose des indices nationaux des 21 pays suivants : Afrique du Sud, Brésil, Chili, Chine, Colombie, Corée, Égypte, Hongrie, Inde, Indonésie, Malaisie, Mexique, Maroc, Pérou, Philippines, Pologne, Russie, Taiwan, République tchèque, Thaïlande et Turquie.</em></p>								</div>
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		<title>Perspectives du capital-investissement en Afrique</title>
		<link>https://isfconseils-ci.com/perspectives-du-capital-investissement-en-afrique-2/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yves Miezan-Ezo]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 18 Feb 2025 16:55:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
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					<description><![CDATA[Perspectives du capital-investissement en Afrique Le capital-investissement attire en Afrique des investisseurs de plus en plus diversifiés. Certes, les activités restent concentrées sur quelques marchés, des inquiétudes demeurent sur la solidité des équipes locales et les conditions de sortie restent difficiles. Mais une diversification est à l&#8217;oeuvre, l&#8217;attractivité de la région s&#8217;améliore et les prix [&#8230;]]]></description>
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									<p style="font-weight: 500;">Le capital-investissement attire en Afrique des investisseurs de plus en plus diversifiés. Certes, les activités restent concentrées sur quelques marchés, des inquiétudes demeurent sur la solidité des équipes locales et les conditions de sortie restent difficiles. Mais une diversification est à l&rsquo;oeuvre, l&rsquo;attractivité de la région s&rsquo;améliore et les prix sont réellement compétitifs.</p><p>Avec la perte de confiance dans le modèle occidental de rachat d&rsquo;entreprises due à la crise financière, les portefeuilles des investisseurs se tournent davantage vers des opérations de capital-investissement sur les marchés émergents. Les risques accrus associés à l&rsquo;ingénierie financière et la défiance croissante à l&rsquo;égard du risque souverain incitent en effet de nombreux investisseurs à se tourner vers des marchés en forte croissance et peu exploités, comme l&rsquo;Afrique subsaharienne. Le continent compte en 2010 six des 20 économies les plus dynamiques, avec des taux de croissance moyens de 5 % (contre 3 % sur les marchés de l&rsquo;OCDE – FMI, 2011). Après avoir démarré en Afrique du Sud dans les années 1990 avec les cessions opérées par des multinationales et favorisées par les réformes postapartheid, les opérations de capital-investissement s&rsquo;étendent progressivement au reste du continent, qui a vu l&rsquo;arrivée de plus de 50 gestionnaires de fonds sur les 20 dernières années, chargés d&rsquo;investir plusieurs milliards de dollars. Le capital-investissement reste malgré tout modeste dans la région, au regard d&rsquo;autres marchés. Sa croissance s&rsquo;est ralentie dans la phase la plus aiguë de la récente crise financière. Cependant, l&rsquo;apparition ces derniers mois de plusieurs véhicules – de la stratégie de niche sur des marchés frontières à d&rsquo;importants pools de capitaux internationaux gérés par des vétérans du secteur – laisse supposer une forte croissance à moyen terme en Afrique subsaharienne.</p><h4 style="font-weight: 500;"><strong style="font-weight: 500;">Le poids de l&rsquo;Afrique subsaharienne</strong></h4><p>Comme sur les marchés développés, le capital investissement a connu une forte expansion en Afrique subsaharienne juste avant la crise financière. Les levées de fonds ont atteint six milliards de dollars entre 2006 et 2008 contre deux milliards de dollars entre 2000 et 2005 (EMPEA, 2011). Malgré cette forte progression, le secteur demeure modeste. L&rsquo;Afrique subsaharienne a accueilli moins de 4 % des 159 milliards de dollars levés pour l&rsquo;ensemble des marchés émergents entre 2006 et 2008, et moins de 0,5 % des 1 400 milliards de dollars levés dans le monde. Sur cette même période, le volume des investissements sur 47 marchés d&rsquo;Afrique subsaharienne a atteint huit milliards de dollars contre 136 milliards pour l&rsquo;ensemble des marchés émergents (dont 59 milliards pour la Chine, l&rsquo;Inde et le Brésil). En 2010, l&rsquo;Afrique subsaharienne a drainé 6 % du total des capitaux levés pour les marchés émergents : un record absolu – et cette croissance devrait se poursuivre (<em>Figure 1).</em></p><p>Il faut noter toutefois que rapportée au produit intérieur brut (PIB), l&rsquo;activité de capital-investissement en Afrique subsaharienne est comparable à celle des BRIC1. Elle est même supérieure à celle d&rsquo;autres régions comme l&rsquo;Amérique latine et l&rsquo;Europe centrale et orientale. Ainsi, les opérations de capital investissement réalisées entre 2008 et 2010 ont représenté environ 0,17 % du PIB, contre 0,16 % pour la Chine et 0,10 % pour l&rsquo;ensemble de l&rsquo;Amérique latine (EMPEA, 2011).</p><h4 style="font-weight: 500;"><strong style="font-weight: 500;">Tendances des levées de fonds</strong></h4><p>Après avoir fortement baissé en 2009, les levées de fonds ont rebondi en 2010. L&rsquo;attitude plus positive des investisseurs à l&rsquo;égard de l&rsquo;Afrique s&rsquo;est traduite par des engagements significatifs. Les levées de fonds destinées à l&rsquo;Afrique subsaharienne ont augmenté de 50 %, pour atteindre 1,5 milliard de dollars en 2010 grâce à quelques fonds régionaux. Le troisième fonds (clôturé à 613 millions de dollars en juillet 2010) d&rsquo;un des vétérans du secteur, Emerging Capital Partners2, était à l&rsquo;époque le plus grand fonds panafricain de capital-développement. Kingdom Zephyr Africa Management3 a recueilli 492 millions de dollars en février 2010 pour son deuxième fonds Pan African Investment Partners Fund, tandis que l&rsquo;investisseur Aureos Capital a levé 381 millions de dollars en février 2010 pour son dernier fonds ciblé sur l&rsquo;Afrique. La région attire désormais un groupe d&rsquo;investisseurs de plus en plus diversifié ; l&rsquo;importance des fonds levés pourrait même éclipser les niveaux atteints avant la crise. Sur les 900 millions de dollars levés en juin 2011 par les investisseurs panafricains Helios Investment Partners (le plus grand fonds panafricain de capital-investissement) 70 % ont été apportés par des investisseurs extérieurs aux institutions financières de développement (les soutiens traditionnels du capital-investissement en Afrique). Au printemps 2011, The Carlyle Group, société de capital-investissement d&rsquo;envergure mondiale, a annoncé l&rsquo;ouverture d&rsquo;un fonds dédié à l&rsquo;Afrique subsaharienne, avec un objectif d&rsquo;engagements d&rsquo;au moins 500 millions de dollars. Les sociétés de capital-investissement sud-africaines Ethos et Brait, à la tête de deux des fonds les plus importants en Afrique, devraient parvenir à lever des montants considérables dans les 12 à 18 prochains mois. De plus, plusieurs fonds plus ciblés et de taille plus modeste sont sur le marché et cherchent des investisseurs.</p><h4 style="font-weight: 500;"><strong style="font-weight: 500;">Tendances des investissements</strong></h4><p>Avec 48 opérations, l&rsquo;activité a été en 2010 presque équivalente en volume à celle de 2008, même si elle a reculé de 54 % en valeur sous l&rsquo;effet d&rsquo;une chute des valorisations s&rsquo;expliquant à la fois par un rapprochement entre les attentes des acquéreurs et celles des vendeurs et par la raréfaction du financement bancaire qui avait permis jusqu&rsquo;alors des opérations de plus grande ampleur. L&rsquo;opération la plus importante réalisée et rendue publique en Afrique subsaharienne en 2010 s&rsquo;élève à 151 millions de dollars, contre 175 millions en 2008. L&rsquo;activité reste concentrée sur une poignée de marchés. Si l&rsquo;Afrique du Sud, le Kenya et le Nigeria accueillent 27 des 48 opérations réalisées en 2010, une diversification géographique est à l&rsquo;oeuvre : alors que 56 % des opérations avaient été réalisées en Afrique du Sud en 2008, elles ne sont plus que 21 % en 2010 (EMPEA, 2011). Au cours des dix-huit derniers mois, les investisseurs en capital ont soutenu des sociétés au Bénin, au Congo, au Ghana, au Liberia, à Madagascar et en Tanzanie. Particulièrement bien adapté au contexte africain, le modèle du capital-investissement séduit une catégorie d&rsquo;investisseurs de plus en plus internationale et diversifiée. Le capital-investissement offre une solution à des institutions qui auraient pu investir directement dans des entreprises mais en sont dissuadés par l&rsquo;opacité des marchés. La plupart des marchés d&rsquo;actions africains se concentrent sur quelques entreprises et quelques secteurs, en particulier financier et minier, avec une représentation très modeste des entreprises de taille moyenne. Or, celles-ci constituent un moteur de croissance fondamental pour la région, au coeur de la stratégie de la plupart des fonds de capital-investissement. Le secteur bancaire et celui de l&rsquo;industrie extractive tiennent une place prééminente dans l&rsquo;espace du capital-investissement. En 2010, toutefois, plus de la moitié des opérations ont été réalisées dans des secteurs comme les produits alimentaires et les boissons (par exemple Dewcrisp et Foodcorp en Afrique du Sud), la santé (clinique Snapper Hill au Liberia et hôpital pour femmes à Nairobi) et les médias et télécommunications (Wananchi Group au Kenya) – EMPEA, 2011. La maturation des actifs s&rsquo;accompagne d&rsquo;une spécialisation des stratégies des fonds et de l&rsquo;apparition de stratégies de niche telles que l&rsquo;agroalimentaire (Phatisa, Chayton Capital, Silk Invest Food Fund), les technologies propres et les énergies renouvelables (Inspired Evolution One Fund), la santé (Aureos Capital Health Fund) et les financements mezzanine (Vantage).</p><h4 style="font-weight: 500;"><strong style="font-weight: 500;">Perspectives et défis pour les investisseurs</strong>    </h4><p>Les recherches d&rsquo;EMPEA sur l&rsquo;intérêt des <em>limited partners5</em> montrent que l&rsquo;image de la région s&rsquo;améliore : 67 % des <em>limited partners</em> interrogés jugent l&rsquo;Afrique attractive en 2011 et 39 % prévoient d&rsquo;investir ou de poursuivre les investissements dans des fonds subsahariens (<em>Figure 2</em>)</p><p>– Coller Capital et EMPEA, 2011.       Toutefois des préoccupations demeurent quant à la profondeur du pool de gérants de fonds, mais aussi en ce qui concerne le risque politique. Les investisseurs sans exposition à la région ont indiqué dans les deux enquêtes Coller Capital et EMPEA de 2010 et de 2011 que le manque de gérants de fonds expérimentés était un frein à leurs investissements en Afrique (<em>Tableau 1</em>).</p><p>Pourtant, au cours des dix dernières années, le nombre de gérants de fonds actifs en Afrique a été multiplié par cinq. Selon les gérants de fonds, le déficit de capital humain – les professionnels capables de développer, sélectionner, structurer et exécuter les opérations – pèse sur leur capacité à saisir les opportunités qui se présentent. Le vivier de cadres qualifiés travaillant dans les sociétés en portefeuille reste modeste, en particulier en ce qui concerne les directeurs financiers. De plus, l&rsquo;absence d&rsquo;un solide réseau d&rsquo;intermédiaires – conseillers, banquiers, courtiers et analystes – génère un important travail de recherche et d&rsquo;évaluation. L&rsquo;identification des entreprises susceptibles d&rsquo;accueillir un investisseur en capital étant conduite en interne, le talent des gérants est d&rsquo;autant plus important. Ceci étant, la crise financière pourrait inciter de nombreux professionnels africains formés en Occident à rentrer dans leur pays pour combler ce déficit. Les conditions de sortie du capital sont un autre obstacle à l&rsquo;investissement. Hormis quelques introductions en bourse (essentiellement en Afrique du Sud), la majorité des sorties en 2009 et 2010 ont été réalisées par le biais d&rsquo;une cession à une autre société industrielle. En 2011, les sorties restent peu nombreuses, quoique des signes d&#8217;embellie apparaissent. Parmi les exemples récents : l&rsquo;introduction à la bourse de Johannesburg en juillet 2011 de Holdsport (distributeur d&rsquo;articles de sport financé par Ethos) et la cession de la participation d&rsquo;Aureos Capital dans le fabricant nigérian de biscuits Deli Foods au sud-africain Tiger Brands. Les transactions secondaires restent rares en raison du faible nombre d&rsquo;actifs suffisamment matures pour des cessions entre investisseurs. Les gérants de fonds africains espèrent que l&rsquo;écosystème se développe et se diversifie ; allié à une augmentation du nombre d&rsquo;entreprises financées par des investisseurs en capital, cela permettrait davantage d&rsquo;options de sortie – transactions secondaires comprises.</p><h4 style="font-weight: 500;"><strong style="font-weight: 500;">Anticipations des prix et des performances</strong></h4><p>Qu&rsquo;elle résulte d&rsquo;une pénurie de talents ou de conditions de sortie difficiles, la taille modeste du marché africain du capital-investissement a un effet positif sur la compétitivité des prix. Les actifs en Afrique subsaharienne – avec des multiples d&rsquo;entrée de l&rsquo;ordre de 8-9 contre des multiples à deux chiffres en Chine ou au Brésil – sont considérés comme d&rsquo;excellentes opportunités par de nombreux investisseurs. Une hausse des prix est à prévoir, mais la plupart des gérants de fonds pensent que les bonnes affaires sont encore légion. Selon l&rsquo;enquête Coller Capital et EMPEA de 2011, les investisseurs exposés à des actifs en Afrique subsaharienne anticipent des rendements plus élevés que ceux qui n&rsquo;y sont pas présents. Cela laisse à penser qu&rsquo;ils ont donc confiance dans les capacités de gérants expérimentés à anticiper et gérer les risques sur ces marchés. Bien qu&rsquo;on ne dispose pas de données pour l&rsquo;ensemble de l&rsquo;Afrique subsaharienne, une étude réalisée en 2011 par RisCura et la South African Venture Capital Association (association sud-africaine du capital-risque) montre que le capital-investissement sud-africain a surperformé les fonds de capital-investissement britanniques et américains à horizon de trois, dix et cinq ans. Les taux de rentabilité interne nets sont en effet de plus de 20 % sur dix ans, contre environ 13 % au Royaume-Uni et 8 % aux États-Unis (RisCura et SAVCA, 2011). Deux des investisseurs les plus actifs de la région – l&rsquo;International Finance Corporation (IFC) et l&rsquo;institution financière de développement britannique CDC – indiquent que les fonds africains ont surperformé les indices de référence des marchés émergents, comme l&rsquo;indice MSCI Emerging Markets6 (CDC) ou l&rsquo;ensemble de leur portefeuille de capital-investissement sur les marchés émergents (IFC). Le capital-investissement en Afrique subsaharienne n&rsquo;est pas une nouveauté, mais il est certain qu&rsquo;il est insuffisamment développé. En fait, l&rsquo;émergence de marchés africains pourrait être une véritable opportunité pour les investisseurs : de nombreuses économies africaines sont peu exposées au risque de volatilité induit par la dette sur les marchés développés. Une part importante de la croissance prévisionnelle viendra de facteurs domestiques, comme la consommation et l&rsquo;investissement en énergie. Le capital-investissement en Afrique offre un formidable atout aux entreprises en quête de capital, à des prix plus raisonnables que sur d&rsquo;autres marchés émergents. Les données manquent à ce jour pour confirmer définitivement les prévisions de performance, mais l&rsquo;optimisme qui prévaut quant à l&rsquo;évolution du capital-investissement sur le continent africain n&rsquo;est pas déplacé.</p><p> </p><p><em>1 L&rsquo;acronyme BRIC désigne le Brésil, la Russie, l&rsquo;Inde et la Chine, nouvelles puissances économiques dont le niveau de développement est équivalent.<br />2 Emerging Capital Partners (ECP) est une société internationale de capitalinvestissement spécialiste du continent africain. C&rsquo;est le premier groupe de capital–investissement à lever plus de 1,8 milliard de dollars exclusivement destinés à des entreprises africaines.<br />3 Kingdom Zephyr Africa Management (KZAM) est une joint venture entre Zephyr Management (un gérant d&rsquo;actifs basé à New York) et Kingdom Holding Company, une société d&rsquo;investissement dirigée par le Prince saoudien Alwaleed bin Talal Bin Abdulaziz Al Saud. Zephyr et Kingdom Holding sont présents depuis plus de 15 ans dans le secteur africain du capital-investissement.<br />4 Voir <a href="https://www.proparco.fr/archive/2011/11/08/les-effets-des-fonds-sur-le-climat-des-affaires.html">l&rsquo;article de Kiriga Kunyiha et Davinder Sikand</a>, dans ce numéro de Secteur Privé &amp; Développement.<br />5 Le Limited Partnership (LP) est une structure d&rsquo;investissement, fiscalement transparente, principalement utilisée par les gestionnaires anglais, américains et nordiques. Le limited partner a une responsabilité limité, au montant de son apport, et n&rsquo;est pas impliqué dans la gestion de la structure.<br />6 Créé par Morgan Stanley Capital International (MSCI), le MSCI Emerging Markets est un indice de capitalisation boursière ajustée du flottant, conçu pour mesurer les performances des marchés actions des pays émergents du monde. Au 30 mai 2011, il se compose des indices nationaux des 21 pays suivants : Afrique du Sud, Brésil, Chili, Chine, Colombie, Corée, Égypte, Hongrie, Inde, Indonésie, Malaisie, Mexique, Maroc, Pérou, Philippines, Pologne, Russie, Taiwan, République tchèque, Thaïlande et Turquie.</em></p>								</div>
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		<title>Pourquoi les économies en développement ont besoin d’un nouveau modèle stratégique</title>
		<link>https://isfconseils-ci.com/pourquoi-les-economies-en-developpement-ont-besoin-dun-nouveau-modele-strategique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yves Miezan-Ezo]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 18 Feb 2025 16:50:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
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					<description><![CDATA[Pourquoi les économies en développement ont besoin d’un nouveau modèle stratégique À l’aube du 21e siècle, l’heure était à l’optimisme et les dirigeants mondiaux affichaient leur détermination à « faire du droit au développement une réalité pour tous et à mettre l’humanité entière à l’abri du besoin ». Quinze ans plus tard, encouragés par un élan de progrès prometteurs, ils [&#8230;]]]></description>
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									<p>À l’aube du 21e siècle, l’heure était à l’optimisme et les dirigeants mondiaux affichaient leur <a href="https://www.un.org/french/millenaire/ares552f.htm">détermination</a> à « faire du droit au développement une réalité pour tous et à mettre l’humanité entière à l’abri du besoin ». Quinze ans plus tard, encouragés par un élan de progrès prometteurs, ils se fixaient <a href="https://www.unfpa.org/sites/default/files/resource-pdf/Resolution_A_RES_70_1_FR.pdf">une échéance ambitieuse</a> : « Nous sommes résolus à éliminer la pauvreté et la faim partout dans le monde d’ici à 2030 ».  </p><p>On a pu croire, pendant un certain temps, à l&rsquo;avènement prochain d’une ère de progrès extraordinaire pour l’humanité.</p><p>Hélas, il n’en fut rien. Alors que le premier quart de ce siècle touche à sa fin, il est désormais évident que les grands objectifs des dernières décennies ne seront pas atteints. <span class="tweetable" data-content="{&quot;tweetText&quot;:&quot;Les perspectives de croissance à long terme des économies en développement sont au plus bas depuis 2000&quot;,&quot;channel&quot;:&quot;banquemondiale&quot;,&quot;hashtag&quot;:&quot;&quot;}" data-text="Les perspectives de croissance à long terme des économies en développement sont au plus bas depuis 2000" data-tweet="banquemondiale"><a class="twd-id" href="https://twitter.com/" aria-label="text">Les perspectives de croissance à long terme des économies en développement sont au plus bas depuis 2000<i class="lp lp-twit"></i></a></span>, alerte la Banque mondiale dans la dernière édition de ses <a href="https://www.banquemondiale.org/fr/publication/global-economic-prospects">Perspectives économiques mondiales</a>. Sans une dynamique de croissance plus forte et soutenue, <a href="https://openknowledge.worldbank.org/server/api/core/bitstreams/c6a9e6ce-c672-4826-b0ea-5ef77ff10b66/content">six pays seulement</a> parmi les 26 actuellement à faible revenu sont susceptibles de se hisser au statut d&rsquo;économie à revenu intermédiaire d’ici à 2050. En 2030, <a href="https://www.worldbank.org/en/publication/poverty-prosperity-and-planet%20:~:text=Based%20on%20the%20current%20trajectory,so%20between%202013%20and%202019.">622 millions</a> (a) de personnes continueront de vivre dans l&rsquo;extrême pauvreté. Et <a href="https://www.who.int/news/item/24-07-2024-hunger-numbers-stubbornly-high-for-three-consecutive-years-as-global-crises-deepen--un-report%23:~:text=If%20current%20trends%20continue%2C%20about,a%20concerning%20stagnation%20in%20progress.">presque autant</a> (a) continueront de souffrir de la faim et de la malnutrition. </p><p><span class="tweetable" data-content="{&quot;tweetText&quot;:&quot;Pour la grande majorité des économies en développement, qui avaient pourtant commencé le nouveau siècle sur une trajectoire de rattrapage avec les revenus des pays les plus riches, le fossé n’a fait que se creuser.&quot;,&quot;channel&quot;:&quot;banquemondiale&quot;,&quot;hashtag&quot;:&quot;&quot;}" data-text="Pour la grande majorité des économies en développement, qui avaient pourtant commencé le nouveau siècle sur une trajectoire de rattrapage avec les revenus des pays les plus riches, le fossé n’a fait que se creuser." data-tweet="banquemondiale"><a class="twd-id" href="https://twitter.com/" aria-label="text">Pour la grande majorité des économies en développement, qui avaient pourtant commencé le nouveau siècle sur une trajectoire de rattrapage avec les revenus des pays les plus riches, le fossé n’a fait que se creuser.<i class="lp lp-twit"></i></a></span> La plupart des forces qui avaient autrefois contribué à leur essor ont disparu, pour laisser place à de puissants vents contraires : croissance atone des investissements et de la productivité, vieillissement général de la population (à l’exception des pays les plus pauvres), intensification des tensions commerciales et géopolitiques, montée des dangers du changement climatique&#8230; </p><p>Comme le montre notre nouveau rapport, les économies en développement ont accompli des avancées considérables au début du 21e siècle, en affichant une croissance sans précédent depuis les années 1970. Leur contribution à l’économie mondiale est également plus grande aujourd’hui qu’elle ne l’était auparavant, puisqu’elles représentent actuellement près de la moitié du PIB mondial, contre 25 % seulement en 2000. Les économies en développement ont en somme transformé le paysage mondial en l&rsquo;espace d’une génération.</p><p>Ces progrès se sont principalement réalisés dans les années ayant précédé la crise financière mondiale de 2008-2009, puis la dynamique s&rsquo;est essoufflée. La croissance économique globale a enregistré des baisses en série, pour passer de 5,9 % dans les années 2000 à 5,1 % dans les années 2010, avant de tomber à 3,5 % dans les années 2020. <span class="tweetable" data-content="{&quot;tweetText&quot;:&quot;Depuis 2014, la croissance du revenu par habitant dans les économies en développement (à l’exception de la Chine et de l’Inde) est inférieure d’un demi-point de pourcentage à la moyenne des économies à revenu élevé&quot;,&quot;channel&quot;:&quot;banquemondiale&quot;,&quot;hashtag&quot;:&quot;&quot;}" data-text="Depuis 2014, la croissance du revenu par habitant dans les économies en développement (à l’exception de la Chine et de l’Inde) est inférieure d’un demi-point de pourcentage à la moyenne des économies à revenu élevé" data-tweet="banquemondiale"><a class="twd-id" href="https://twitter.com/" aria-label="text">Depuis 2014, la croissance du revenu par habitant dans les économies en développement (à l’exception de la Chine et de l’Inde) est inférieure d’un demi-point de pourcentage à la moyenne des économies à revenu élevé<i class="lp lp-twit"></i></a></span>, creusant d’autant le fossé entre pays riches et pays pauvres. Les réformes nationales ont marqué le pas. La dette des États a grimpé à des niveaux record, avec des dépenses publiques qui ont explosé sans s’accompagner d’une hausse des recettes. À cela s’ajoute le ralentissement de l’intégration économique mondiale : le niveau des investissements directs étrangers vers les économies en développement (en pourcentage du PIB) n&rsquo;est plus que la moitié de ce qu&rsquo;il était dans les années 2000. En 2024, les nouvelles restrictions commerciales internationales étaient cinq fois supérieures à la moyenne de 2010-2019.</p><p>Tout cela a eu des conséquences particulièrement aiguës dans les économies à faible revenu, qui abritent plus de 40 % de la population mondiale vivant avec moins de 2,15 dollars par jour. Ces pays sont au cœur des efforts déployés à l’échelle mondiale pour mettre fin à l’extrême pauvreté. Or, dans un contexte d’intensification des conflits, de crises économiques fréquentes et d’atonie persistante de la croissance, leurs avancées sont quasiment au point mort. Au début du 21e siècle, 63 pays étaient classés dans la catégorie des économies à faible revenu. Depuis lors, 39 pays, dont l’Inde, l’Indonésie et le Bangladesh, ont rejoint les rangs des économies à revenu intermédiaire — leur revenu annuel par habitant était supérieur à <a href="https://datahelpdesk.worldbank.org/knowledgebase/articles/906519-world-bank-country-and-lending-groups">1 145 dollars</a> (a) en 2023. Pour le reste d&rsquo;entre eux, auxquels sont venus s&rsquo;ajouter dans les années 2010 le Soudan du Sud et la Syrie, la situation n’a tout simplement pas évolué : ces 15 dernières années, dans ces 26 pays à faible revenu, la hausse moyenne du PIB réel par habitant (corrigé de l’inflation) a été inférieure à 0,1 % par an. </p><p>Cette succession de vicissitudes met en évidence ce que les économies en développement ont réussi, ou pas, dans ce premier quart de siècle. Elle met aussi en lumière ce qu’elles peuvent faire dans les années à venir pour progresser et tracer leur propre voie, indépendamment de la conjoncture qui prévaut au-delà de leurs frontières. Il convient à cet égard de rappeler que ces pays jouent désormais un rôle accru sur la croissance des autres économies en développement. Leurs échanges commerciaux sont en plein essor : <span class="tweetable" data-content="{&quot;tweetText&quot;:&quot;plus de 40 % de leurs exportations de biens sont destinées à d’autres économies en développement, soit deux fois plus qu’en 2000.&quot;,&quot;channel&quot;:&quot;banquemondiale&quot;,&quot;hashtag&quot;:&quot;&quot;}" data-text="plus de 40 % de leurs exportations de biens sont destinées à d’autres économies en développement, soit deux fois plus qu’en 2000." data-tweet="banquemondiale"><a class="twd-id" href="https://twitter.com/" aria-label="text">plus de 40 % de leurs exportations de biens sont destinées à d’autres économies en développement, soit deux fois plus qu’en 2000.<i class="lp lp-twit"></i></a></span> Et ces économies représentent également une source de plus en plus importante de flux de capitaux, de remises migratoires et d’aide au développement.</p><p>Selon nos estimations, une augmentation de 1 % de la croissance du PIB dans les trois puissances en développement — Chine, Inde et Brésil — entraîne dans les autres économies en développement une hausse du PIB de près de 2 % après trois ans. Cet effet ne représente toutefois que la moitié environ de celui engendré par la croissance des États-Unis, de la zone euro et du Japon. Autrement dit, le bien-être des économies en développement reste étroitement lié à la croissance des trois plus grandes économies avancées. Leur relation de dépendance est cependant moins forte qu’elle ne l’était au début du siècle, ce qui pourrait leur ouvrir de nouvelles perspectives. </p><p>Il ne faut pas se bercer d’illusions sur l’ampleur de la tâche à venir : <span class="tweetable" data-content="{&quot;tweetText&quot;:&quot;pour les économies en développement, les 25 prochaines années seront plus difficiles que les précédentes&quot;,&quot;channel&quot;:&quot;banquemondiale&quot;,&quot;hashtag&quot;:&quot;&quot;}" data-text="pour les économies en développement, les 25 prochaines années seront plus difficiles que les précédentes" data-tweet="banquemondiale"><a class="twd-id" href="https://twitter.com/" aria-label="text">pour les économies en développement, les 25 prochaines années seront plus difficiles que les précédentes<i class="lp lp-twit"></i></a></span>. Pour y faire face, elles auront besoin d’une nouvelle stratégie, qui les rende davantage capables de se sortir de leurs difficultés et d&rsquo;exploiter toutes les possibilités de croissance. Avec des politiques appropriées, certains défis peuvent se transformer en opportunités. Fortes de leurs liens commerciaux, les économies en développement ont tout intérêt à intensifier les réformes qui leur permettront d’approfondir leurs relations d’échange et d’investissement mutuelles. Elles peuvent également booster leur croissance en modernisant les infrastructures, en renforçant le capital humain et en accélérant la transition climatique.</p><p>C’est maintenant qu’il faut commencer à agir, alors que l’économie mondiale reste stable. Selon nos prévisions, la croissance devrait se maintenir autour de 2,7 % en 2025 et 2026, soit un taux comparable à celui de 2024. Une performance en deçà de la moyenne enregistrée dans la décennie pré-COVID (3,1 %), mais qui pourrait s’accompagner de deux tendances favorables, avec la baisse attendue de l’inflation et des taux d’intérêt. Dans un climat politique mondial hautement incertain, les économies en développement seraient bien avisées de ne rien tenir pour acquis. Elles doivent au contraire redoubler d’efforts pour prendre leur destin en main.</p>								</div>
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		<title>Perspectives Economiques en Afrique</title>
		<link>https://isfconseils-ci.com/perspectives-du-capital-investissement-en-afrique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yves Miezan-Ezo]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 18 Feb 2025 16:16:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
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					<description><![CDATA[Impulser la Transformation de l’Afrique par la Réforme de l’Architecture financière Mondiale. Malgré de solides performances économiques et une résilience remarquable, la transformation structurelle en Afrique a été lente et inégale, et pour y remédier, il faudra des réformes audacieuses de l&#8217;architecture financière mondiale afin de répondre aux besoins de financement du développement de l&#8217;Afrique. [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[		<div data-elementor-type="wp-post" data-elementor-id="1211" class="elementor elementor-1211" data-elementor-post-type="post">
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					<h2 class="elementor-heading-title elementor-size-default">Impulser la Transformation de l’Afrique par la Réforme de l’Architecture financière Mondiale.</h2>				</div>
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									<p><strong><em>Malgré de solides performances économiques et une résilience remarquable, la transformation structurelle en Afrique a été lente et inégale, et pour y remédier, il faudra des réformes audacieuses de l&rsquo;architecture financière mondiale afin de répondre aux besoins de financement du développement de l&rsquo;Afrique.</em></strong></p><p>Au moment où est publié le rapport 2024 des Perspectives économiques en Afrique, les pays africains continuent de faire face à d&rsquo;importants défis structurels et à de multiples chocs sévères, notamment la hausse des prix des denrées alimentaires et de l&rsquo;énergie provoquée par des tensions géopolitiques telles que l&rsquo;invasion de l&rsquo;Ukraine par la Russie, les problèmes climatiques qui affectent l&rsquo;agriculture et la production d&rsquo;énergie, et une instabilité politique persistante. Cet environnement contraignant a entraîné un ralentissement de la croissance du PIB réel de l&rsquo;Afrique, qui est passée de 4,1 % en 2022 à 3,1 % en 2023. Toutefois, les perspectives économiques sont positives, avec une croissance qui devrait atteindre 3,7 % en 2024 et 4,3 % en 2025, ce qui souligne la forte résilience des économies africaines. Ce rebond de la croissance sera soutenu par l&rsquo;amélioration attendue des conditions économiques mondiales et par des mesures politiques efficaces. Avec ces résultats, l&rsquo;Afrique restera la deuxième région à croissance la plus rapide au monde, avec 40 pays qui devraient atteindre des taux supérieurs à ceux de 2023.</p><p>Malgré ces tendances positives, l&rsquo;Afrique doit encore relever des défis pour parvenir à une transformation économique et sociale durables. Les taux de croissance historiques ont été insuffisants pour contrebalancer l&rsquo;augmentation de la population, ce qui s&rsquo;est traduit par des gains minimes en termes de PIB par habitant. La transformation structurelle s’est avérée limitée, les économies étant fortement tributaires, pour leur croissance et emploi, de secteurs traditionnels à faible productivité tels que l&rsquo;agriculture ou les services peu qualifiés. Pour parvenir à une transformation structurelle substantielle, l&rsquo;Afrique doit se concentrer sur des investissements stratégiques dans des domaines clés des objectifs de développement durable tels que l&rsquo;éducation, l&rsquo;énergie, les technologies et l&rsquo;innovation favorisant la productivité, et les infrastructures de transport productives. Le déficit de financement pour ces investissements est important, estimé à environ 402 milliards USD par an jusqu&rsquo;en 2030, et nécessitera d&rsquo;accroître la mobilisation des ressources intérieures et d&rsquo;encourager les investissements du secteur privé. Cependant, étant donné l’ampleur des ressources, il est crucial d&rsquo;augmenter les flux financiers externes comme sources de financement complémentaires. À cet égard, le rapport souligne l&rsquo;urgence de réformer l&rsquo;architecture financière mondiale pour faciliter une allocation équitable, durable et inclusive des ressources, essentielle au financement des objectifs de développement de l&rsquo;Afrique.</p>								</div>
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